From across the Channel. "The 27 and the UK" seems to be a thing now. Not quite sure how Chromes translate is fairing up, but you get the gist ...
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Conseil européen et Brexit, ça ne finira jamais
The Twenty-Seven and the United Kingdom are meeting this Thursday and Friday in Brussels to find a trade agreement before the effective exit from London. Negotiations have been totally blocked since the vote in the House of Commons revising the agreement signed last year. A further delay seems very likely.The never-ending story of Brexit is once again coming to the European Council of Heads of State and Government on Thursday and Friday. Because the negotiation of a trade agreement with the United Kingdom is totally blocked. The Twenty-Seven who have something else in mind between the coronavirus pandemic, the puzzle of their 750 billion euro stimulus fund blocked by Poland and Hungary - the two countries do not want the funds to be disbursed is conditional on respect for the rule of law - and the demands of the European Parliament, which requires an increase in the European budget, will therefore once again have to devote time to the English patient.
The good news is that the Twenty-Seven, despite the efforts of British Prime Minister Boris Johnson, remain united: it is out of the question to grant the UK preferential access to the single market if it persists in refusing. to respect European rules on competition and standards. Europeans believe there are still a few weeks to reach a deal even though BoJo had set Oct. 15 as the deadline for a deal. "But it was he alone who announced it", laughs a European negotiator. In any case, "it is not the Union which will pull the plug: we will repeat our minimum requirements", explains an ambassador. Clearly, it will be up to London to assume the failure. In the meantime, Europeans are going to prepare for the worst, just in case.
Are we moving towards an agreement?
"The negotiations are not progressing at all even if the British explain that there is an emergency," regrets a European ambassador. "They say that they hope to enter soon into a" tunnel ", that is to say a negotiation at the end, during which one would exchange concessions, - more fish against less sanitary standards -, continues a European negotiator. But that's not how it works, there won't be a big final bargaining, because that's not how this negotiation works. ” In fact, we must go back to the starting point to understand what is at stake: the Union has offered the United Kingdom, which will remain geographically, it is obvious, and economically close to it, an unprecedented trade agreement says “Zero customs duties, zero quotas”, that is to say broad access to the internal market. But in return, she wants the conditions of competition ( level-playing field ) to be the same on both sides of the Channel, in other words that London undertakes to respect the Union's rules on aid. State to companies and applies its environmental, health, social standards, etc. However, for the Brexitist ideologues, it is quite simply impossible: "They tell us that the United Kingdom has recovered its" sovereignty "and that it must be able to decide what it wants", explains a European diplomat.
For fishing, another explosive subject, it is exactly the same thing: London considers itself sovereign and therefore does not want to make any commitments. "In reality, we are not in a rational negotiation", regrets a European ambassador. "We are facing an emotional virulence against the Union," continues a Eurocrat. While the British accept constraints when negotiating with third countries, which is the basis of international law, they refuse them as soon as they speak to us! ”
Alors, accord ou pas accord ? «Rationnellement, Boris Johnson en a besoin : il est contesté en interne, il a mal géré la crise du coronavirus, il est confronté à une crise économique majeure, Donald Trump qui le soutient, et encore, risque de perdre les élections, il n’a donc aucun intérêt à ajouter la crise à la crise», analyse-t-on à Bruxelles. «Mais franchement, je ne parierai pas un euro sur la rationalité de Johnson», soupire un eurocrate.
Qu’est-ce qui coince ?
Il y a bien sûr la question du level-playing field, mais aussi celle de la gouvernance de l’accord en cas de viol des engagements ou de désaccords sur son application. S’il y a eu des avancées techniques, là aussi, le récent projet de loi sur le marché intérieur britannique qui autorise le Royaume-Uni à violer la partie de l’accord de retrait conclu avec l’Union concernant l’Irlande du Nord a tout bloqué : comment faire confiance à un futur partenaire commercial, s’il menace, avant même de signer un accord, de rompre ses engagements ? «Ils ont sans doute voulu nous impressionner, analyse un négociateur européen. Mais l’effet a été inverse : on se méfie encore plus d’eux et on a mis davantage l’accent sur la gouvernance pour exiger le maximum de garanties.» Et le Parlement européen a prévenu : pour ratifier un accord, il exigera que cette loi britannique soit abrogée. Un nouvel élément dans l’équation…
Autre point qui coince, la pêche. Le Royaume-Uni souhaite reprendre le contrôle de ses eaux très poissonneuses et négocier tous les ans un accès limité des chalutiers européens. L’Union, elle, souhaite conserver un large accès tel qu’il existe aujourd’hui. C’est une question très délicate pour les Etats côtiers, la Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande, le Danemark et la France évidemment, qui est particulièrement intraitable sur le sujet. La question n’est pas qu’économique, pour le Royaume-Uni, le secteur de la pêche ne représentant que 0,1% de son PIB. Elle est avant tout politique : s’y mêlent la question de la souveraineté retrouvée, mais aussi le souci de soutenir de petites industries, réservoirs de voix pour les élections. Sur le sujet, l’Union comme le Royaume-Uni disposent chacun d’un fort levier. Si les eaux britanniques sont très poissonneuses, plus des deux tiers des poissons pêchés par les chalutiers britanniques (plus de 70%) sont revendus en Europe. Les Britanniques mangent moins de poissons, et moins de variétés de poissons, que les Européens : «Qu’ils le vendent au Pérou, on verra s’ils y parviennent», se marre un diplomate européen. En outre, les Britanniques pêchent aussi dans les eaux européennes. Les deux côtés auraient donc en principe tout intérêt à trouver une solution. En principe.
Qu’en est-il de l’Irlande du Nord ?
Le traité international de retrait de l’Union, conclu le 17 octobre 2019 est accompagné d’un Protocole nord-irlandais, supposé résoudre la question épineuse de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Cette ligne invisible de 499 kilomètres est la seule frontière terrestre entre l’Union et le pays tiers que devient le Royaume-Uni. L’idée est d’éviter l’instauration d’une frontière «en dur», inconcevable politiquement pour des raisons historiques (les catholiques nord-irlandais, bientôt majoritaires, souhaitent leur rattachement à la mère patrie et ce désir a entraîné une guerre civile de trente ans – les Troubles – dont la fin a été signée par un traité de paix en 1997). L’accord prévoyait que l’Irlande du Nord reste, de facto, à l’intérieur du marché intérieur européen, et que les contrôles sanitaires, sur la conformité ou le paiement de la TVA, soient réalisés entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, soit dans les ports d’entrée d’Irlande du Nord soit à bord des bateaux sur la mer d’Irlande. Mais avec sa loi sur le marché intérieur britannique, Boris Johnson s’est ménagé le droit de ne plus respecter le droit européen sur les aides d’Etat et de suspendre les contrôles en mer d’Irlande : «Ça nous contraindrait à imposer des droits de douane aux produits nord-irlandais entrant en République d’Irlande», explique un eurocrate, autrement dit à rétablir une frontière… C’est pour cette raison aussi que le retrait de cette loi britannique est désormais un préalable à tout accord.
Que se passera-t-il le 31 décembre 2020 ?
«Le risque d’un no deal sur l’accord commercial n’a absolument pas la même importance qu’un no deal sur le Brexit», explique un diplomate européen. «Avec l’accord de retrait, on a organisé une sortie ordonnée du Royaume-Uni qui a débuté le 31 janvier avec son départ des institutions. Et quoi qu’il arrive, il sortira du marché intérieur le 31 décembre à minuit.» C’est à ce moment-là que 80% du choc aura lieu et un accord sur un traité de libre-échange n’y changera strictement rien : à la fin de l’année, on va jeter une poignée de sable dans un moteur jusque-là parfaitement huilé, ce qui va ralentir les échanges. En clair, les douanes vont se mettre en place de part et d’autre de la Manche, les marchandises vont être contrôlées, notamment les produits agroalimentaires qui devront répondre aux normes phytosanitaires européennes, il n’y aura plus de reconnaissance mutuelle automatique, des tonnes de papiers devront être remplies, la TVA du pays de destination devra être payée à la frontière… Il faut imaginer les scènes de chaos que cela va entraîner, les Britanniques exportant essentiellement vers l’Union et étant largement dépendants d’elle pour leurs importations.
If there's no trade deal, it's just going to make trading a little more difficult. Clearly, the Europeans and the British will, in addition to the customs controls that will be put in place no matter what, apply customs duties and quantitative quotas exactly as they do with countries with which they have not concluded an agreement. free trade Agreement. But the shock will be terrible for the United Kingdom, since it is much more economically integrated into the Union than Australia or Canada.ALSO ON MSN - United Kingdom: the future of the automobile remains suspended on Brexit